Erik Egnell

George Mandel et De Gaulle

L'un oublié de l'Histoire lança l'autre dans l'Histoire



Il est quelqu’un sans qui Charles de Gaulle n’aurait pas été ce qu’il a été : Georges Mandel. Cet oublié de l’histoire de France, dans sa jeunesse collaborateur de Clemenceau, ministre des derniers gouvernements de la IIIe République, a toujours cru en la victoire finale contre le nazisme et fait en sorte, lors de la débâcle, que le tout récemment promu général de Gaulle, convaincu par lui de rester au ministère où il venait d’entrer et dont il voulait se retirer, soit pour la France l’instrument de la revanche. De Gaulle parti à Londres, l’ancien ministre Mandel a été rendu suspect au régime de Vichy par son refus de l’armistice. Il a été placé en détention. A leur invasion de la zone libre, les Allemands l’ont emmené outre-Rhin. Après le débarquement en Normandie, remis par ses gardiens de là-bas à la Milice, organe policier de l’État français finissant, il a été assassiné, on ne sait sur ordre de qui, quelques jours seulement avant l’entrée triomphale dans Paris libéré du chef de la France libre dont l’action ne l’avait pas déçu.



Après "Le Corse et le Béarnais" et "De Gaulle et Pompidou", Erik Egnell met en scène son troisième Dialogue de l’Histoire.




Erik Egnell, George Mandel et De Gaulle. 201pp., 20€

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