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L’un est un Nordiste de naissance et d’ascendance, véritable homme du Nord, l’autre un Centriste dans tous les sens du terme. La destinée les a mis en contact dans Paris libéré au sortir de la guerre, quand l’homme de la France libre était le chef du gouvernement et avait pris le jeune universitaire à son cabinet. Ils ont alors noué des liens personnels. Quand le premier a été
rappelé au pouvoir par l’affaire algérienne, le second se doutait que son heure viendrait.
Ils appartiennent tous deux à l’histoire de France. L’un spectaculaire, l’autre discret. Leurs
rapports ne furent pas toujours faciles, chacun d’eux ayant sa conception à lui du bien public.
Quand vint la crise, l’un sauva l’autre et s’assura à son tour un destin national.
Successivement au sommet de l’État à la fin des Trente Glorieuses, ils ont su mettre sur les
rails une France postcoloniale capable d’affronter un monde en perpétuel changement.
Après « Le Corse et le Béarnais », qu’il a consacré aux relations compliquées de Napoléon et de Bernadotte, Erik Egnell met en scène cet autre Dialogue de l’Histoire
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